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MODERNISATION DU PPCR

Des mesures insuffisantes et injustes !

La mise en place du PPCR (Parcours Professionnel, Carrière et Rémunération) dans les établissements d’enseignement privés sous contrat, loin de compenser la perte du pouvoir d’achat subie depuis 2010, accentue les inégalités entre le privé et le public.

Dans le cadre du PPCR, le Ministère annonce une revalorisation de la rémunération des enseignants qui entraînera, dans un deuxième temps, l’augmentation du montant de leur retraite.
C’est méconnaître le statut des maîtres exerçant dans les établissements privés qui verront leur situation se précariser davantage.

  1. L’augmentation de la valeur du point d’indice (+0,6% en juillet 2016 et +0,6% en février 2017) ne compense pas la perte du pouvoir d’achat depuis le gel du point en 2010 (8%),
  2. l’augmentation du nombre de points d’indice est en (grande) partie gommée par la conversion « prime-points » qui consiste à intégrer dans le salaire une partie du montant de l’Isoe (2nd degré) et de l’Isae (1er degré),
  3. Alors que l’accord signé en septembre 2015 prévoit une revalorisation pour tous les agents, les maîtres auxiliaires (suppléants en 1er degré) sont exclus du dispositif et les maîtres rémunérés sur une autre échelle que celles des professeurs des écoles, certifiés, agrégés, ne bénéficieront plus d’un avancement accéléré,
  4. Contrairement à ce qui se fait pour les fonctionnaires,  (dont le montant de la retraite est référencé sur le salaire perçu les 6 derniers mois),  le montant de la retraite des maîtres de l’enseignement privé est calculé à partir du salaire annuel moyen des 25 meilleures années avec un salaire plafonné. La mesure aura donc un impact très limité  sur le montant de la retraite,
  5. Les fonctions retenues pour l’accès à la classe exceptionnelle ne permettent pas aux maîtres de l’enseignement privé d’y candidater, contrairement à leurs homologues de l’enseignement public (notamment les enseignants en zone prioritaire).
  6. Alors que dans l’enseignement public, seuls les maîtres du second degré seront concernés par l’évaluation conjointe des corps d’inspection et des chefs d’établissement, les maîtres du premier degré exerçant dans l’enseignement privé se verront évaluer par les chefs d’établissement au motif que leur statut est identique à leurs homologues du second degré. 


Le Snec-CFTC réaffirme son opposition à l’évaluation des maîtres par les chefs d’établissement que ce soit en premier ou en second degré et considère ces mesures très insuffisantes :

  • La revalorisation ne répond pas à la demande d’aligner le salaire moyen des professeurs français sur celui de la moyenne des pays de l'OCDE (différence de 17%).
  • L’Etat ne reconnaît la spécificité de l’Enseignement privé sous contrat que pour les chefs d’établissement.
  • Trop peu de maîtres bénéficieront réellement de la revalorisation.
  • Rien n’est prévu en matière de reconversions, dispositifs passerelles, réouverture des congés de mobilité…

L’arbre de la revalorisation ne cache pas la forêt de déceptions !!