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Bilan social 2014-2015 : les inégalités demeurent

Le Bilan social 2014-2015 est paru. Il fait apparaître une fois encore les inégalités dénoncées par le Snec-CFTC mais laisse également entrevoir des perspectives.

Le bilan social dresse un panorama  de l’ensemble des personnels de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Il présente différentes comparaisons effectuées dans plusieurs domaines (temps de travail, rémunération, recrutements, congés…) entre les enseignants de l’enseignement public et ceux de l’enseignement privé.
Par rapport au bilan social 2013-2014, il y a peu de modifications. Les inégalités que le Snec-CFTC  ne cesse de dénoncer perdurent :

  • La part des enseignants rémunérés sur une échelle de non-titulaires est plus forte dans le secteur privé sous contrat que dans le secteur public, quel que soit le degré d’enseignement (9% en premier degré et 21% en second degré).
  • Les enseignants des établissements privés travaillent plus fréquemment que leurs homologues du public à temps incomplet (18,5 %, contre 10,9 % dans le secteur public).
  • En 2013, en France métropolitaine, les enseignants du secteur privé perçoivent une rémunération mensuelle nette inférieure de 12,9 % à celle de leurs collègues du secteur public, soit environ 280 euros de moins par mois.
  • Les chances de succès à un concours de professeurs des écoles dans l’enseignement privé sont inférieures à celles de l’enseignement public.
  • En second degré, le taux de réussite aux concours externes du privé est sensiblement plus bas que dans le public pour la plupart des concours. 

La présentation du bilan social a permis, lors du dernier CCMMEP, de porter des revendications dans différents  domaines :

  • une réelle revalorisation des salaires,
  • la parité avec les maîtres de l’enseignement public,
  • l’augmentation de l’ISAE à hauteur de l’ISO,
  • le suivi médical des maîtres : à ce jour il n’y a aucun dispositif de suivi médical des maîtres,
  • la possibilité de reclassement ou de reconversion pour les maîtres contractuels exerçant dans   les établissements privés sous contrat,
  • la réactivation du congé de mobilité professionnelle qui permet une reconversion dans le secteur privé sans qu’aucun délai de carence ne périme la formation,
  • la reconnaissance des quotités de 18/27ème  et 22,5/27ème comme quotités ouvrant droit au temps partiel pour les maîtres du 1er degré.

Depuis, une demande a été satisfaite : la revalorisation de l’SAE. D’autres ont été entendues (revalorisation, temps partiel…)
Le Snec-CFTC continue d’agir.